Grille tarifaire 2026

Prix assurance décennale 2026 : tarifs par métier et CA

La prime médiane du marché s'établit à 2 050 €/an pour un artisan réalisant 100 000 € de chiffre d'affaires. Mais l'écart entre un solier et un étancheur dépasse un facteur 6. Voici la grille complète, métier par métier.

Mis à jour : août 2026 · 62 métiers + 18 missions de conception · 12 cas chiffrés

Combien coûte une décennale, en une phrase

Comptez entre 430 € et 18 030 € par an. La prime correspond à un pourcentage de votre chiffre d'affaires, entre 1,5 % et 5 % selon la sinistralité de votre métier. Trois activités concentrent les tarifs les plus élevés — l'étanchéité, le photovoltaïque et la piscine — tandis que la peinture, la plaquisterie et l'électricité restent sous la barre des 1 000 € pour un CA de 50 000 €.

2 050 € prime médiane
CA 100 000 €
1,5 – 5 % du chiffre
d'affaires déclaré
40 – 60 % d'écart entre
deux assureurs

Prix de l'assurance décennale par métier, selon votre chiffre d'affaires

Primes annuelles HT pour un profil de référence : 5 ans d'expérience, aucun sinistre déclaré, France métropolitaine, une seule activité. Le taux indiqué est le rapport prime / chiffre d'affaires à 100 000 € — la métrique que les courtiers utilisent pour comparer deux métiers entre eux.

Gros œuvre

Métier CA 50 000 € CA 100 000 € CA 200 000 € Taux Risque
Zingueur Évacuation des eaux pluviales : un défaut se traduit vite en infiltration. 1 420 € 2 080 € 3 080 € 2,1 % Élevé
Terrassement Tassements et instabilité de sol : peu de sinistres, mais des montants lourds. 1 380 € 2 090 € 2 720 € 2,1 % Élevé
VRD / réseaux Réseaux enterrés : la reprise implique de rouvrir la voirie ou les abords. 1 430 € 2 160 € 2 820 € 2,2 % Élevé
Couvreur Première cause de sinistres décennaux déclarés : les infiltrations de toiture. 1 490 € 2 180 € 3 260 € 2,2 % Élevé
Charpentier Élément structurel de la toiture, sensible aux surcharges et aux reprises d'humidité. 1 540 € 2 240 € 3 340 € 2,2 % Élevé
Canalisateur Réseaux enterrés sous voirie : la reprise impose de tout rouvrir. 1 520 € 2 280 € 3 010 € 2,3 % Élevé
Tailleur de pierre Maçonnerie de pierre porteuse, souvent en monument ou bâti ancien. 1 620 € 2 360 € 3 180 € 2,4 % Élevé
Démolition Risque de dommage aux avoisinants et aux structures conservées. 1 620 € 2 440 € 3 280 € 2,4 % Élevé
Ossature bois Structure + enveloppe dans le même lot : le sinistre touche souvent les deux. 1 680 € 2 460 € 3 480 € 2,5 % Élevé
Foreur / forage Forage géothermique ou puits : risque de pollution de nappe et d'affaissement. 1 840 € 2 740 € 3 680 € 2,7 % Élevé
Cordiste / travaux en hauteur Activité de niche, peu d'assureurs positionnés : la rareté fait le prix. 1 950 € 2 880 € 3 760 € 2,9 % Élevé
Maçon Fondations, murs porteurs et dalles : tout défaut engage la solidité de l'ouvrage. 2 130 € 3 080 € 4 420 € 3,1 % Élevé
Ferrailleur Un ferraillage insuffisant ne se voit qu'au moment où la structure travaille. 2 180 € 3 160 € 4 520 € 3,2 % Élevé
Béton armé / coffrage Ferraillage et coulage : les désordres apparaissent tard et coûtent cher à reprendre. 2 180 € 3 180 € 4 560 € 3,2 % Élevé
Coffreur Le coffrage détermine la géométrie du béton porteur : erreur non rattrapable. 2 240 € 3 260 € 4 680 € 3,3 % Élevé
Gros œuvre / béton armé Structure porteuse complète, souvent avec sous-traitance : exposition maximale. 2 280 € 3 320 € 4 780 € 3,3 % Élevé
Désamianteur Risque sanitaire encadré par le Code du travail : très peu d'assureurs positionnés. 3 200 € 4 600 € 6 600 € 4,6 % Très élevé
Étanchéité toiture-terrasse Le métier le plus cher du BTP : sinistralité très élevée et reprises quasi systématiques. 4 900 € 5 800 € 7 200 € 5,8 % Très élevé

Second œuvre

Métier CA 50 000 € CA 100 000 € CA 200 000 € Taux Risque
Moquettiste Revêtement souple non structurel, parmi les activités les moins chargées. 780 € 1 220 € 1 730 € 1,2 % Faible
Solier / revêtements souples Le moins cher des métiers du bâtiment en décennale. 790 € 1 240 € 1 760 € 1,2 % Faible
Plaquiste / plâtrier Cloisons et doublages non porteurs, sinistres peu coûteux à reprendre. 840 € 1 290 € 1 870 € 1,3 % Faible
Parqueteur Pose collée ou flottante : sinistres limités, sauf tuilage sur support humide. 830 € 1 290 € 1 810 € 1,3 % Faible
Vitrier / miroitier Vitrages et fermetures, avec un risque d'infiltration limité. 820 € 1 300 € 1 820 € 1,3 % Faible
Staffeur / ornemaniste Plâtrerie décorative : le risque porte sur les chutes d'éléments rapportés. 890 € 1 360 € 1 890 € 1,4 % Faible
Agenceur / aménagement d'intérieur Cloisons, verrières et rangements sur mesure, sans reprise de structure. 940 € 1 380 € 1 980 € 1,4 % Moyen
Portails et clôtures Rarement décennal, sauf motorisation et scellement en limite de propriété. 900 € 1 400 € 1 950 € 1,4 % Faible
Cuisiniste Meubles scellés et raccordements : décennal dès qu'il y a plomberie ou électricité encastrée. 960 € 1 420 € 2 280 € 1,4 % Moyen
Serrurier / métallier Le prix monte dès qu'il y a garde-corps, escaliers ou structures métalliques. 900 € 1 450 € 2 050 € 1,5 % Moyen
Peintre en bâtiment Travaux de finition : rarement de nature décennale, donc prime basse. 870 € 1 480 € 1 680 € 1,5 % Faible
Paysagiste / aménagement extérieur Seuls les ouvrages en dur (murets, terrasses, dallages) sont décennaux. 980 € 1 520 € 2 060 € 1,5 % Faible
Store, pergola, véranda La véranda crée du clos et couvert : elle bascule pleinement dans le décennal. 1 060 € 1 620 € 2 200 € 1,6 % Moyen
Isolation L'isolation touche à la performance de l'ouvrage, donc au décennal. 1 060 € 1 640 € 2 240 € 1,6 % Moyen
Garde-corps et serrurerie extérieure Ouvrage de sécurité : la conformité aux normes de résistance est scrutée. 1 150 € 1 750 € 2 380 € 1,8 % Moyen
Menuisier (fenêtres, extérieur) Menuiserie extérieure = clos et couvert : elle relève bien du décennal. 1 120 € 1 780 € 2 380 € 1,8 % Moyen
Marbrier Pierre lourde en plan de travail ou parement : scellements et descellements. 1 180 € 1 780 € 2 420 € 1,8 % Moyen
Chapiste / ragréage Une chape mal dosée fissure et entraîne la reprise de tout le revêtement posé dessus. 1 280 € 1 930 € 2 480 € 1,9 % Moyen
Multiservice bâtiment Chaque activité déclarée ajoute à la prime : le multiservice cumule les lignes. 1 250 € 1 980 € 2 750 € 2,0 % Moyen
Carreleur / chapiste Chapes et étanchéité de pièces humides : décollements et fissurations fréquents. 1 320 € 2 020 € 2 570 € 2,0 % Moyen
Enduiseur / ravalement Décollements d'enduit et infiltrations en façade, très proche du façadier. 1 380 € 2 050 € 2 660 € 2,1 % Moyen
Façadier / bardage / ITE Enduits et isolation extérieure : décollements et fissures sont réguliers. 1 470 € 2 180 € 2 820 € 2,2 % Moyen

Technique & énergie

Métier CA 50 000 € CA 100 000 € CA 200 000 € Taux Risque
Électricien Sinistralité décennale faible malgré un risque incendie réel (couvert en RC Pro). 810 € 1 290 € 1 540 € 1,3 % Faible
Domotique / courants faibles Proche de l'électricité, avec peu d'incidence sur la structure. 830 € 1 320 € 1 600 € 1,3 % Faible
Ramoneur / fumiste Conduits de fumée : risque incendie et refoulement de monoxyde. 960 € 1 480 € 2 060 € 1,5 % Moyen
Borne de recharge IRVE Activité récente, tarifée entre l'électricité et le génie climatique. 1 050 € 1 620 € 2 180 € 1,6 % Moyen
Installateur de VMC Une ventilation défaillante rend le logement impropre à sa destination. 1 090 € 1 680 € 2 210 € 1,7 % Moyen
Rénovation énergétique Multi-lots par nature : les assureurs tarifent chaque activité déclarée. 1 150 € 1 780 € 2 420 € 1,8 % Moyen
Climatisation / ventilation VMC et clim engagent la salubrité de l'ouvrage (condensation, moisissures). 1 180 € 1 820 € 2 340 € 1,8 % Moyen
Plancher chauffant Réseau noyé dans la dalle : la moindre fuite impose de casser le sol. 1 240 € 1 860 € 2 400 € 1,9 % Moyen
Chauffagiste Un défaut de chauffage peut rendre le logement impropre à sa destination. 1 290 € 1 880 € 2 320 € 1,9 % Moyen
Plombier / chauffagiste Les fuites en encastré sont la 2e cause de sinistres décennaux. 1 340 € 1 940 € 2 380 € 1,9 % Moyen
Pompe à chaleur Équipement indissociable, surveillé de près depuis la vague MaPrimeRénov'. 1 280 € 1 960 € 2 520 € 2,0 % Moyen
Sprinkler / protection incendie Installation de sécurité réglementée, avec un enjeu de responsabilité lourd. 1 720 € 2 560 € 3 420 € 2,6 % Élevé
Ascensoriste Classé risque de première catégorie : équipement indissociable et sécurité des personnes. 2 650 € 3 850 € 5 400 € 3,9 % Très élevé
Photovoltaïque Étanchéité de toiture + risque incendie : très peu d'assureurs acceptent. 2 640 € 4 150 € 6 900 € 4,2 % Très élevé
Pisciniste Structure + étanchéité + réseaux dans un même ouvrage enterré. 3 780 € 5 100 € 6 180 € 5,1 % Très élevé

Conception & entreprise

Métier CA 50 000 € CA 100 000 € CA 200 000 € Taux Risque
Géomètre Implantation et bornage : erreurs rares mais conséquences lourdes. 1 450 € 2 250 € 3 300 € 2,3 % Moyen
Bureau d'études Le taux varie fortement selon la spécialité : structure ≫ thermique. 1 750 € 2 750 € 4 100 € 2,8 % Élevé
Architecte Assurance obligatoire dès l'inscription à l'Ordre, tarifée sur les honoraires. 1 900 € 3 000 € 4 400 € 3,0 % Élevé
Maître d'œuvre Responsabilité de conception : la prime se calcule sur les honoraires, pas le CA travaux. 2 200 € 3 400 € 4 900 € 3,4 % Élevé
Entreprise générale (TCE) Tous corps d'état : l'assureur couvre l'ensemble des lots, y compris sous-traités. 4 200 € 5 700 € 7 400 € 5,7 % Très élevé
Constructeur de maisons (CMI) Le CMI porte la responsabilité de l'ouvrage entier vis-à-vis du maître d'ouvrage. 4 800 € 6 600 € 9 200 € 6,6 % Très élevé
Promoteur immobilier Vendeur d'ouvrage : responsabilité décennale pleine sur les biens livrés. 4 800 € 6 600 € 9 200 € 6,6 % Très élevé

Fourchettes constatées sur le marché français en août 2026, hors majorations régionales et hors garantie des ouvrages existants. Votre prime réelle dépend de votre sinistralité, de vos qualifications et des options retenues.

12 exemples de prix d'assurance décennale, profil par profil

Une grille reste abstraite. Voici des profils complets — métier, chiffre d'affaires, ancienneté, antécédents — avec le prix qui en découle et la lecture qu'en fait un courtier.

Électricien auto-entrepreneur, création

640 €/an soit 53 €/mois

CA prévisionnel 32 000 €, 3 ans d'expérience salariée, aucune qualification déclarée, France métropolitaine.

Ce qu'il faut retenir — Le tarif plancher du marché. L'électricité est un métier à faible sinistralité décennale : c'est la porte d'entrée la moins chère du BTP.

Tarifs détaillés pour ce métier →

Peintre en bâtiment, artisan installé

1 050 €/an soit 88 €/mois

CA 68 000 €, 7 ans d'activité, aucun sinistre, décennale + RC Pro sur le même contrat.

Ce qu'il faut retenir — Le regroupement décennale + RC Pro fait gagner environ 12 % par rapport à deux contrats séparés.

Tarifs détaillés pour ce métier →

Plombier-chauffagiste en SARL

2 340 €/an soit 195 €/mois

CA 145 000 €, 2 salariés, 9 ans d'ancienneté, un sinistre dégât des eaux il y a 4 ans.

Ce qu'il faut retenir — Sans le sinistre au dossier, le même profil se serait négocié autour de 2 050 €. Un sinistre déclaré coûte durablement 10 à 15 %.

Tarifs détaillés pour ce métier →

Maçon, première installation

2 080 €/an soit 173 €/mois

CA prévisionnel 45 000 €, création d'entreprise, 6 ans d'expérience salariée justifiée par certificats de travail.

Ce qu'il faut retenir — Sans justificatif d'expérience, ce même maçon aurait été refusé par la majorité des assureurs ou majoré de 25 à 30 %.

Tarifs détaillés pour ce métier →

Couvreur-zingueur, artisan confirmé

2 290 €/an soit 191 €/mois

CA 120 000 €, 12 ans d'activité, Qualibat, zéro sinistre depuis la création.

Ce qu'il faut retenir — L'ancienneté et Qualibat valent ensemble une décote d'environ 20 % sur le tarif de base de la couverture.

Tarifs détaillés pour ce métier →

Carreleur-chapiste, EI

1 780 €/an soit 148 €/mois

CA 85 000 €, 5 ans d'activité, intervention en pièces humides (salles de bain, douches à l'italienne).

Ce qu'il faut retenir — Déclarer l'étanchéité sous carrelage fait monter la prime d'environ 15 % — mais l'omettre expose à un refus de garantie.

Tarifs détaillés pour ce métier →

Entreprise générale tous corps d'état

7 550 €/an soit 629 €/mois

CA 210 000 €, 4 salariés, recours régulier à la sous-traitance, 8 activités déclarées.

Ce qu'il faut retenir — Le TCE cumule les lignes d'activité. C'est le poste le plus lourd du BTP après l'étanchéité et le photovoltaïque.

Tarifs détaillés pour ce métier →

Installateur photovoltaïque, RGE

3 980 €/an soit 332 €/mois

CA 95 000 €, QualiPV, 4 ans d'activité, pose en surimposition et en intégration au bâti.

Ce qu'il faut retenir — L'intégration au bâti touche à l'étanchéité de toiture : sans QualiPV, très peu d'assureurs acceptent le risque.

Tarifs détaillés pour ce métier →

Pisciniste, constructeur de piscines enterrées

5 640 €/an soit 470 €/mois

CA 160 000 €, 6 ans d'activité, structure béton + étanchéité + réseaux hydrauliques.

Ce qu'il faut retenir — Trois risques dans un seul ouvrage. Les piscines figurent parmi les 3 activités les plus chères à assurer.

Tarifs détaillés pour ce métier →

Étancheur toiture-terrasse

6 100 €/an soit 508 €/mois

CA 110 000 €, 10 ans d'activité, un sinistre infiltration déclaré il y a 6 ans.

Ce qu'il faut retenir — Le métier le plus cher du bâtiment. Les assureurs qui acceptent l'étanchéité seule se comptent sur les doigts d'une main.

Tarifs détaillés pour ce métier →

Maître d'œuvre, mission complète

3 150 €/an soit 263 €/mois

Honoraires annuels 90 000 €, 5 ans d'activité, missions de conception et de suivi de chantier.

Ce qu'il faut retenir — Chez les concepteurs, la prime se calcule sur les honoraires facturés — pas sur le montant des travaux pilotés.

Tarifs détaillés pour ce métier →

Artisan multiservice, auto-entrepreneur

1 190 €/an soit 99 €/mois

CA 41 000 €, 5 activités déclarées (peinture, plaquisterie, carrelage, petite plomberie, petite électricité).

Ce qu'il faut retenir — Chaque activité ajoutée coûte 8 à 15 %. Un multiservice paie plus qu'un spécialiste à CA égal.

Tarifs détaillés pour ce métier →

Le prix de la décennale ramené au mois

La plupart des artisans raisonnent en trésorerie mensuelle. Voici les mêmes tarifs, divisés par douze, pour un chiffre d'affaires de 100 000 €. La mensualisation est proposée par la quasi-totalité des assureurs, avec des frais de fractionnement de 2 à 4 %.

Base : chiffre d'affaires 100 000 €, 5 ans d'expérience, sans sinistre. Voir les tarifs auto-entrepreneur pour les chiffres d'affaires inférieurs à 77 700 €.

Le barème en pourcentage d'honoraires — 18 missions

Chez les professions intellectuelles du bâtiment, la prime ne se calcule pas sur un chiffre d'affaires travaux mais sur le montant des honoraires facturés. C'est une logique totalement différente de la grille précédente, et la source d'erreur la plus fréquente : un maître d'œuvre qui pilote 900 000 € de travaux pour 90 000 € d'honoraires est tarifé sur les 90 000 €, pas sur les 900 000 €.

Mission Taux sur honoraires Prime pour 60 000 € d'honoraires Ce que ça recouvre
Maîtrise d'œuvre — mission complète 8,3 % 4 980 € Conception et suivi : le maître d'œuvre répond de l'ouvrage entier, d'où le taux le plus élevé du barème.
Bureau d'études structure 7,8 % 4 680 € Le dimensionnement porteur engage la solidité : c'est la mission d'études la plus chargée.
Architecte d'intérieur — avec intervention sur structure 7,4 % 4 440 € Dès qu'il y a ouverture de mur porteur ou reprise en sous-œuvre, le taux double presque.
Bureau d'études CVC 6,0 % 3 600 € Chauffage, ventilation, climatisation : une erreur de dimensionnement rend le bâtiment impropre à sa destination.
Bureau d'études thermique 5,9 % 3 540 € Étude réglementaire RE2020, avec un risque de non-atteinte des performances contractuelles.
Bureau d'études tous fluides 5,7 % 3 420 € Cumul de lots techniques dans une même mission.
Bureau d'études VRD et terrassement 4,8 % 2 880 € Réseaux et voirie : sinistres peu fréquents mais coûteux à reprendre.
Architecte d'intérieur — sans intervention sur structure 4,6 % 2 760 € Agencement et décoration seuls : l'exposition décennale reste limitée.
Maître d'œuvre d'exécution 4,5 % 2 700 € Mission de suivi sans conception : la responsabilité est plus étroite qu'en mission complète.
Économiste de la construction 4,5 % 2 700 € Chiffrage et descriptifs : engagé sur la cohérence technique des pièces écrites.
Contrôleur technique 4,2 % 2 520 € Mission réglementaire de contrôle, dont la responsabilité peut être recherchée avec le constructeur.
Assistant à maîtrise d'ouvrage (AMO) 3,5 % 2 100 € Conseil au maître d'ouvrage, sans acte de conception directe.
OPC — ordonnancement, pilotage, coordination 3,1 % 1 860 € Mission d'organisation du chantier : peu exposée aux désordres matériels.
Géomètre-expert 2,8 % 1 680 € Implantation et bornage : erreurs rares, mais conséquences lourdes sur l'assiette du bâti.
Métreur / vérificateur 2,4 % 1 440 € Quantitatifs et vérification de situations de travaux.
Dessinateur projeteur 2,2 % 1 320 € Production de plans d'exécution sous la responsabilité d'un concepteur.
Topographe 2,0 % 1 200 € Relevés et nivellement, en amont de la conception.
Étude thermique réglementaire seule 1,7 % 1 020 € Le taux le plus bas du barème : mission documentaire, sans intervention sur l'ouvrage.

Taux TTC moyens constatés, à appliquer sur les honoraires annuels hors débours. Un cumul de missions sur un même dossier additionne les taux correspondants.

Six professions qui n'ont pas besoin de décennale

Beaucoup souscrivent une garantie décennale dont elles n'ont pas l'usage, faute d'un conseil clair. Ces missions relèvent de la responsabilité civile professionnelle, pas de la responsabilité décennale des articles 1792 et suivants.

  • Coordonnateur SPS Mission de prévention des risques pour les personnes, pas de participation à l'acte de construire. Pour la grande majorité des missions SPS classiques, la décennale n'est pas requise — c'est la RC professionnelle qui joue.
  • Coordonnateur SSI Coordination du système de sécurité incendie : mission d'organisation et de réception, couverte en RC professionnelle.
  • Diagnostiqueur immobilier La RC professionnelle avec garantie spécifique diagnostic est obligatoire (art. L271-6 du Code de la construction), pas la décennale.
  • Courtier en travaux Intermédiaire commercial : il ne réalise ni ne conçoit l'ouvrage. RC professionnelle d'intermédiaire.
  • Marchand de biens S'il vend un bien qu'il a fait construire ou rénover lourdement, il devient vendeur d'ouvrage et doit souscrire une dommages-ouvrage — pas une décennale d'entreprise.
  • Fabricant / négociant Sauf régime EPERS (élément pouvant entraîner la responsabilité solidaire du fabricant, art. 1792-4), le négoce relève de la garantie des produits et de la RC produits.

Auto-entrepreneur, artisan ou société : ce qui change vraiment

Le statut juridique n'a en soi presque aucun effet sur la prime. Ce qu'il détermine, c'est le chiffre d'affaires que vous pouvez réaliser — et c'est le chiffre d'affaires qui fait le prix.

Artisan / entreprise individuelle 780 – 10 220 €/an CA de 50 000 € à 250 000 €

Le profil le plus fréquent, et celui où la concurrence entre assureurs est la plus vive. C'est aussi là que les leviers de négociation pèsent le plus : ancienneté, qualifications, absence de sinistre et regroupement décennale + RC Pro.

Les 6 critères qui déterminent le montant de votre prime

01

Le métier déclaré

Le premier facteur, et de loin. Entre un solier et un étancheur à CA identique, l'écart dépasse un facteur 6. Les assureurs classent chaque activité selon sa sinistralité observée sur 10 ans.

02

Le chiffre d'affaires

La prime est un pourcentage du CA déclaré, entre 1,5 % et 5 % selon le métier. Le taux est dégressif : doubler son CA ne double pas la cotisation. Un maçon à 2 130 € pour 50 000 € de CA paie 4 420 € pour 200 000 € — quatre fois plus de CA, deux fois plus de prime.

03

Le nombre d'activités déclarées

Chaque activité supplémentaire ajoute 8 à 15 % à la prime. Un artisan multiservice paie donc plus qu'un spécialiste à CA égal. Il ne faut pour autant jamais sous-déclarer : une activité non listée n'est pas garantie.

04

L'expérience et les qualifications

Qualibat, RGE, QualiPV, Qualisol, Qualipac : chaque certification pèse 10 à 25 % de décote. Après 10 ans d'activité, la décote d'ancienneté atteint 15 %. À l'inverse, une création sans justificatif d'expérience est majorée de 15 à 30 %, quand elle n'est pas refusée.

05

Les antécédents de sinistres

Cinq ans sans sinistre ouvrent jusqu'à 30 % de bonus. Un sinistre déclaré majore de 20 à 80 % et reste au dossier pendant plusieurs renouvellements. C'est le critère qui pèse le plus lourd après le métier.

06

Le contrat lui-même

Franchise, plafonds de garantie, extension France entière ou DOM, garantie des ouvrages existants : chaque option déplace le curseur. Passer une franchise de 500 € à 2 000 € fait généralement gagner 8 à 12 %.

Cinq leviers pour payer moins cher sans dégrader sa couverture

1
Faites jouer la concurrence, vraiment

C'est le levier le plus puissant, loin devant les autres : 40 à 60 % d'écart entre la meilleure et la moins bonne offre pour un profil identique. Comparez plusieurs assureurs avant de signer.

2
Documentez votre expérience

Certificats de travail, anciens contrats, attestations de vos précédents assureurs. Un dossier complet transforme un profil « création » majoré de 30 % en profil expérimenté. Voir le cas du créateur sans expérience.

3
Déclarez toutes vos qualifications

Qualibat, RGE, QualiPV, Qualisol, Qualipac : 10 à 25 % de décote chacune. Elles sont souvent oubliées au moment du devis, faute d'être demandées explicitement.

4
Regroupez décennale et RC Pro

Un contrat unique décennale + RC Pro + protection juridique revient généralement 10 à 15 % moins cher que trois souscriptions séparées. Voir la différence RC Décennale / RC Pro.

5
Calibrez la franchise sur votre trésorerie

Passer de 500 € à 2 000 € de franchise fait gagner 8 à 12 % de prime. C'est intéressant si vous pouvez absorber un petit sinistre sans tension de trésorerie — pas autrement.

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Les cas où le prix sort de la grille

Décennale pour un seul chantier

Entre 2 500 € et 3 500 € TTC pour une opération unique. C'est plus cher qu'une année complète de décennale annuelle sur un métier peu risqué. Ne se justifie que pour une intervention isolée.

Après un sinistre déclaré

Majoration de 20 à 80 % selon la gravité, qui reste au dossier plusieurs années. En cas de résiliation par l'assureur, le Bureau central de tarification peut imposer une couverture.

Reprise d'ouvrages existants

La garantie des existants n'est jamais incluse d'office. Son ajout coûte généralement 15 à 25 % de prime supplémentaire, mais elle est indispensable en rénovation lourde.

Chantiers en DOM-TOM

L'extension hors métropole majore la prime de 20 à 40 % (risque cyclonique et sismique). Beaucoup de contrats standard l'excluent purement et simplement.

Cessation d'activité

La garantie court dix ans après réception, même entreprise fermée. Aucune prime supplémentaire n'est due, mais l'attestation doit rester accessible. Voir décennale et cessation d'activité.

Questions fréquentes sur le prix de la décennale

Combien coûte une assurance décennale en moyenne ?

En 2026, la prime médiane observée sur le marché français est d'environ 2 050 €/an pour un artisan réalisant 100 000 € de chiffre d'affaires, sans sinistre. La fourchette réelle va d'environ 430 €/an pour un solier auto-entrepreneur à près de 18 030 €/an pour un constructeur de maisons individuelles. Le métier déclaré explique à lui seul la majeure partie de l'écart : à chiffre d'affaires égal, un étancheur paie six fois plus qu'un peintre.

Comment calcule-t-on le prix d'une assurance décennale ?

La prime se calcule en appliquant un taux au chiffre d'affaires déclaré. Ce taux va de 1,5 % environ pour les métiers du second œuvre léger à 5 % et plus pour l'étanchéité, la piscine ou le photovoltaïque. Chez les concepteurs (maître d'œuvre, architecte, bureau d'études), le taux s'applique aux honoraires facturés et non au montant des travaux pilotés. Le résultat est ensuite corrigé par l'ancienneté, les qualifications, la sinistralité et les options du contrat.

Quel est le prix d'une décennale tous corps d'état ?

Une entreprise générale tous corps d'état paie environ 4 200 €/an pour 50 000 € de chiffre d'affaires et 7 400 €/an pour 200 000 €. Au-delà de 1 500 000 € de CA, les primes dépassent couramment 18 000 €/an. La raison est mécanique : l'assureur couvre tous les lots, y compris ceux confiés à des sous-traitants, dont il porte le risque en cas de défaillance.

Pourquoi les prix varient autant d'un assureur à l'autre ?

Chaque assureur a sa propre politique de souscription. Certains refusent l'étanchéité, la piscine ou le photovoltaïque ; d'autres les acceptent avec une majoration. Les franchises, plafonds et exclusions diffèrent aussi d'un contrat à l'autre. Pour un même profil, l'écart entre la meilleure et la moins bonne offre atteint couramment 40 à 60 %. Comparer plusieurs propositions n'est pas un luxe, c'est le seul moyen d'obtenir un prix de marché.

Combien coûte une décennale pour un seul chantier ?

La décennale au chantier, souscrite pour une opération unique, coûte généralement entre 2 500 € et 3 500 € TTC. C'est plus cher qu'une année complète de décennale annuelle pour un métier peu risqué. Elle ne se justifie que pour une intervention ponctuelle et isolée, typiquement une entreprise étrangère intervenant une seule fois en France.

Un auto-entrepreneur paie-t-il moins cher ?

Oui, mais parce que son chiffre d'affaires est plafonné, pas parce que son statut le protège. Le régime micro-entreprise limite le CA à 77 700 € en prestations de services et 188 700 € en activité de vente. Comme la prime est un pourcentage du CA, la cotisation reste mécaniquement contenue. À chiffre d'affaires identique, un auto-entrepreneur et une SARL paient sensiblement le même prix.

Peut-on payer sa décennale en plusieurs fois ?

Oui. La quasi-totalité des assureurs proposent la mensualisation, souvent sans frais ou avec des frais de fractionnement de 2 à 4 %. Le paiement annuel reste légèrement moins cher, mais la mensualisation est particulièrement adaptée aux artisans qui démarrent et lissent leur trésorerie.

La prime de décennale est-elle déductible fiscalement ?

Oui pour les entreprises au réel : la cotisation est une charge d'exploitation intégralement déductible du résultat imposable. Pour un auto-entrepreneur au régime micro, aucune charge réelle n'est déductible — l'abattement forfaitaire est censé les couvrir. C'est un point souvent mal compris, qui rend le coût net d'une décennale plus élevé pour un micro-entrepreneur que pour une EI au réel à CA équivalent.

Le prix augmente-t-il chaque année ?

La cotisation est révisée à chaque échéance en fonction du chiffre d'affaires réellement réalisé — un CA en hausse entraîne un rappel de prime. S'ajoute l'indexation contractuelle, souvent indexée sur l'indice BT01. Depuis 2023, les assureurs répercutent également une sinistralité dégradée sur l'ensemble du marché de la construction, avec des hausses moyennes de 4 à 8 % par an.

Comment est tarifé un maître d'œuvre ou un bureau d'études ?

Sur ses honoraires, pas sur le montant des travaux qu'il pilote. C'est la confusion la plus fréquente et la plus coûteuse : un maître d'œuvre qui suit 900 000 € de chantier pour 90 000 € d'honoraires est tarifé sur les 90 000 €. Les taux vont de 1,7 % pour une étude thermique seule à 8,3 % pour une maîtrise d'œuvre en mission complète. Un cumul de missions sur un même dossier additionne les taux correspondants.

Toutes les professions du bâtiment ont-elles besoin d'une décennale ?

Non, et c'est une source d'erreur coûteuse. Le coordonnateur SPS, le coordonnateur SSI, le diagnostiqueur immobilier, le courtier en travaux et le négociant relèvent de la responsabilité civile professionnelle, pas de la responsabilité décennale des articles 1792 et suivants du Code civil. Pour la grande majorité des missions SPS classiques, souscrire une décennale revient à payer une garantie sans objet. Le marchand de biens, lui, doit souscrire une dommages-ouvrage lorsqu'il revend un bien qu'il a fait construire ou rénover lourdement.

Que se passe-t-il si je déclare un CA inférieur à la réalité ?

La sous-déclaration est le piège le plus coûteux de la décennale. L'assureur applique la règle proportionnelle de prime prévue à l'article L113-9 du Code des assurances : l'indemnité est réduite dans la proportion du CA déclaré sur le CA réel. Déclarer 60 000 € en réalisant 120 000 € revient à n'être indemnisé qu'à moitié en cas de sinistre.

Un tarif de grille reste une moyenne

Votre prime dépend de votre métier, de votre chiffre d'affaires, de votre ancienneté et de vos qualifications. Obtenez le chiffre qui correspond à votre situation.

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