Le parquet est rarement un sinistre grave, mais un tuilage généralisé rend une pièce inutilisable — et la reprise passe par la dépose complète.
Le parqueteur pose et finit les revêtements de sol en bois : parquet massif cloué sur lambourdes, parquet contrecollé posé en plein bain de colle, parquet flottant sur sous-couche, ainsi que le ponçage, la vitrification et l'huilage.
Le point sensible du métier est la relation entre le bois et l'humidité du support. Poser sur une chape insuffisamment sèche, négliger un joint périphérique ou mal choisir la colle produit un tuilage, un décollement ou un fendillement généralisé.
Un parquet collé ou cloué est indissociable du support : sa dépose détériore la chape ou le plancher. Lorsqu'un désordre généralisé rend la pièce impraticable, l'ouvrage devient impropre à sa destination et l'article 1792 s'applique.
La pose flottante est plus discutée, car techniquement démontable. Mais en pratique, les assureurs couvrent l'ensemble de l'activité : la distinction ne se joue qu'au stade de l'expertise, pas à celui de la souscription.
75 000 € d'amende + 6 mois d'emprisonnement (art. L243-3). Votre patrimoine personnel est engagé en cas de sinistre.
Les désordres de parquet apparaissent le plus souvent dans la première année, au premier cycle de chauffe. Voici les cas les plus fréquents.
Risque élevé Pose sur support trop humide : les lames se déforment en cuvette ou en dos d'âne sur toute la surface, rendant le sol impraticable et imposant une dépose complète.
Risque moyen Colle inadaptée au support ou primaire d'accrochage omis : les lames se désolidarisent par plages et claquent au passage, imposant la reprise de la surface.
Risque moyen Parquet posé au contact des murs sans jeu : le bois travaille, se soulève en tuile de faîtage au centre de la pièce et arrache les plinthes.
Risque moyen Vitrification appliquée sur un bois insuffisamment stabilisé ou dans de mauvaises conditions hygrométriques : le film craque et le parquet doit être reponcé intégralement.
Risque faible Lambourdes mal calées ou pas suffisant entre appuis : le plancher grince et fléchit au passage, ce qui traduit un défaut de mise en œuvre du support.
Et bien d'autres sinistres couverts…
* Montants indicatifs — chaque chantier a ses particularités.
Connaître les exclusions vous évite les mauvaises surprises et vous aide à orienter vos clients vers les bonnes garanties.
Le vieillissement naturel des matériaux lié à l'absence d'entretien par le propriétaire ne relève pas de la décennale.
Tout dommage provoqué volontairement par le professionnel est exclu de la couverture décennale et peut faire l'objet de poursuites pénales.
Les travaux réalisés en dehors du périmètre d'activités déclaré lors de la souscription ne sont pas couverts.
Un logement non chauffé, non ventilé ou soumis à une hygrométrie extrême après réception sort des conditions normales d'usage. Les déformations qui en résultent ne sont pas imputables au poseur.
Les sinistres dont le coût est inférieur à la franchise prévue au contrat restent à votre charge. Vérifiez le montant de la franchise avant de souscrire.
Les dommages causés par des événements climatiques exceptionnels relèvent de l'assurance habitation du propriétaire, pas de votre décennale.
Couvre les éléments indissociables de l'ouvrage — ceux qu'on ne peut pas retirer sans détériorer la structure.
Couvre les éléments dissociables — ceux qu'on peut retirer ou remplacer sans toucher à la structure.
La pose collée relève clairement du décennal, la pose flottante beaucoup moins. Cette distinction ne change rien à votre obligation d'assurance, mais elle pèse lourd au moment de l'expertise.
Le parqueteur intervient souvent pour un architecte d'intérieur, une entreprise générale ou un promoteur. Le donneur d'ordre conserve son recours récursoire pendant dix ans.
En logement neuf, l'attestation est exigée avant le démarrage du lot finitions. Les promoteurs la contrôlent systématiquement.
Le parquet est classé en second œuvre léger, avec l'un des niveaux de prime les plus bas du bâtiment. Voici les fourchettes estimées du marché en 2026.
Pour les parqueteurs indépendants chez des particuliers.
La formule standard pour les entreprises de pose installées.
Couverture pour les entreprises intervenant en volume sur du logement collectif.
Plus votre CA est élevé, plus la prime augmente — généralement 2 à 5 % du CA.
10 ans d'expérience = prime réduite. L'ancienneté diminue le risque perçu.
Certaines activités sont plus risquées que d'autres. Déclarez précisément vos activités.
Île-de-France et métropoles = tarifs plus élevés qu'en zone rurale.
Zéro sinistre = bonus. Plusieurs sinistres = malus pouvant doubler la prime.
Franchise élevée = prime réduite. Protection juridique : +5 à 15 %.
* Prix estimés du marché — août 2026. Obtenez un devis personnalisé pour connaître votre tarif exact.
L'obligation s'applique quel que soit votre statut dès que vous posez en collé ou en cloué.
Comptez 470 – 1 060 €/an pour une décennale + RC Pro selon votre chiffre d'affaires. Exigez et conservez la mesure d'humidité de la chape avant de poser : sans ce relevé, un tuilage vous sera presque systématiquement imputé.
La décennale ne couvre pas tout. Voici les assurances complémentaires recommandées pour exercer sereinement.
Couvre les dommages corporels, matériels et immatériels causés à des tiers pendant votre activité. Souvent couplée à la décennale dans un contrat unique.
2 ans de couverture sur les éléments dissociables que vous installez. Obligatoire et souvent incluse dans le contrat décennale.
Côté maître d'ouvrage (votre client), la DO permet de préfinancer les réparations sans attendre la recherche de responsabilité.
Protège vos locaux, votre stock de matériel, votre véhicule utilitaire et votre outillage contre le vol, l'incendie et les dégâts des eaux.
Prise en charge des frais d'avocat, d'expertise et de procédure en cas de litige avec un client, un fournisseur ou un sous-traitant.
Un parcours simple et rapide pour être couvert.
Indiquez votre métier (parqueteur, pose de parquet, vitrification), votre statut juridique et votre chiffre d'affaires. 4 questions, 2 minutes.
Recevez plusieurs devis de nos assureurs partenaires spécialisés BTP. Comparez les prix, les garanties et les franchises.
Signez électroniquement votre contrat et recevez votre attestation décennale par email sous 24h. Vous êtes couvert.
Oui pour la pose collée ou clouée, qui rend le revêtement indissociable du support. La pose flottante est plus discutée, car techniquement démontable, mais les assureurs couvrent l'ensemble de l'activité. En pratique, tout parqueteur professionnel doit être assuré.
Comptez 470 – 1 060 € par an en auto-entrepreneur et 830 – 2 050 € pour une entreprise installée. C'est l'un des tarifs les plus bas du bâtiment, la sinistralité décennale du métier restant limitée.
Le plus souvent le poseur, s'il a posé sur un support trop humide sans mesure préalable. La responsabilité bascule vers le chapiste si celui-ci a certifié une humidité conforme qui ne l'était pas. D'où la règle : exigez le relevé d'humidité avant de poser et conservez-le.
C'est le point discuté du métier. Techniquement démontable, il pourrait échapper au décennal. Mais lorsqu'un désordre généralisé rend la pièce impraticable, les tribunaux retiennent l'impropriété à destination et appliquent l'article 1792. Mieux vaut être couvert.
Non. Un local non chauffé, non ventilé ou soumis à une hygrométrie extrême après réception sort des conditions normales d'usage. Les déformations qui en découlent ne vous sont pas imputables — à condition d'avoir remis un document d'entretien mentionnant les conditions d'usage du parquet.
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